Les O.V.N.I.

 

Leur étude scientifique des années 50 jusqu’à nos jours.

Mythe moderne ou présence d’extraterrestres ?

Les O.V.N.I. … des objets volants ou des phénomènes mal identifiés ou/et autres ?

 

Présentée par Benjamin LISAN.

 

« Ne rien nier a priori, ne rien affirmer sans preuve », Docteur Robert Rendu [1].

 

1      Introduction. 1

2      la fragilité du témoignage humain. 2

3      Le manque de connaissances scientifiques des témoins. 2

4      Les cas de canulars, de fraudes et d’impostures. 3

5      La dimension d’un mythe. 4

6      Les éléments de doute. 4

7      Quelques cas troublants. 5

8      Le cas des observations des OVNIS et leurs études scientifiques 5

8.1       LE GEPAN.. 7

8.2       LES RESULTATS DU GEPAN.. 8

8.3       LE PROJET P.S.I. (Project Starlight International) 9

8.4       LES RESULTATS DE PSI. 9

8.5       L'ETUDE SCIENTIFIQUE DES PHENOMENES ATMOSPHERIQUES ANORMAUX EN U.R.S.S. 10

9      Conclusion. 10

10        Petite bibliographie succincte. 11

11        Annexe : Images des instruments utilisés lors des recherches. 12

12        Annexe : exemple de photos d’OVNI 15

13        Annexe : Probabilité de présence et de civilisations extraterrestres. 16

14        Annexe : Probabilité de civilisations extraterrestres pouvant atteindre notre planète. 17

 

1         Introduction

 

Quand on étudie en détail le phénomène, on pourrait être frappé par leur apparente crédibilité certaines observations d’OVNI (Objets volants non identifiés) et le caractère impressionnant du nombre de témoignages,  en provenance de toutes les parties du monde. On peu être sinon envahi par un doute légitime face à telles choses.

Ces témoignages parlent d’objets ronds, lenticulaires, en cigare, parallélépipédiques, à l’aspect brillant, métallique ou non … souvent lumineux, pouvant se déplacer à de très grandes vitesses, où capables de faire des angles droits à grandes vitesses … Certains témoignages accréditeraient l’existance d’une technologie en avance sur la notre. Certains parlent même de rencontre avec des créatures non terrestres, voire d’enlèvement d’êtres humaines par ces créatures.

Pourtant, on doit se garder de tout conclusion hâtive à leurs sujets, ni dans un sens, ni dans un autres. Tout d’abord, il est bon se poser quelques questions, dictées par la prudence scientifique face à tout phénomène en apparence extraordinaire et merveilleux  :

 

1)      les observations d’OVNI, provenant pratiquement tous de témoignages humains, sont-elles fiables ?

2)      ces « objets » observés, sont-ils toujours volants et matériels ?

3)      sont-ils, la plupart des cas, non identifiés et non identifiables ?

4)      sont-ils réellement, comme l’affirment les ufologues, la manifestation de visites et d’une technologie extraterrestres ?

5)      Quelles sont les doutes a priori contre l’hypothèse de la visite d’extraterrestres ? 

 

Comme nous le démontrons, sinon, nous n’avons aucune preuve scientifiques pour l’hypothèse ufologique (c’est à dire ce ceux affirmant que les O.V.N.I. sont des engins extraterrestres).

 

2         la fragilité du témoignage humain

 

Souvent dans la relation de faits incroyables concernant les OVNIS, on se repose sur des faits que l’on a vécus et interprétés,  ou bien sur ceux relatés par des tiers auxquels on accorde le plus souvent une totale confiance, estimant qu’il s’agit de personnes réfléchies, honnête et donc incapables en la circonstance de se tromper ou de mentir.  Et pourtant, il y a une donnée humaine pouvant être fragile et sujette à caution, c’est le témoignage humain, reposant sur la mémoire, d’autant plus sujet à caution qu’il remonte loin dans le temps.

La mémoire, n’est pas la simple reproduction fidèle d’évènements passés, mais elle est sans cesse en reconstruction et en perpétuelle évolution.

Le témoignage est le plus souvent une observation spontanée, non contrôlé scientifiquement, d’un fait le plus souvent non reproductible. Puis, il est interprété, par le témoin, en fonction de ses croyances, plus ou moins le reflets des paradigmes de l’époque.

L’observation d’un témoin n’a rien à avoir avec une observation scientifique contrôlée, réalisés le plus souvent avec des instruments de mesures précis. Souvent, même s’il est animé de la meilleure volonté, s’il a le soucis de s’en tenir à la vérité, il a joute souvent le chaînon manquant à ce qu’il a observé. Il complète l’événement de manière à lui donner la signification qu’il pense pouvoir y lire [2]

« [plusieurs mois ou plusieurs années après les événements], le témoin oublie […] sa mémoire […] recrée à mesure ce qu’efface l’oublie, et cette recréation n’est jamais conforme à la réalité primitive » [elle peut être déformé par l’image légendaire ou mythique qu’à le fait, par l’émotion suscitée par le fait ou par des facteurs affectifs] [3].

Le témoin peut inconsciemment ou non déformer son récit pour le rendre plus présentable (« sexy ») et crédible. Il peut voir un lien logique entre des évènements [lien non fondé], les interpréter et à en éliminer les détails incompris. Il peut aussi se mettre à son avantage, dans la relation des faits. Son amour propre peut ensuite l’empêcher d’admettre la fausseté de son récit et/ou de son interprétation [4].

Le fait d’être mis au courant de nouvelles informations peut influencer considérablement sur le souvenir que nous avons de l’évènement. La mémoire oublie, choisit et trahit. Certaines personnes à force d’entendre le récit d’un événement, au sein du cercle familial par exemple, peuvent arriver à avoir, en mémoire, le souvenir visuel de celui-ci, fait qu’en fait ils n’ont pas vécu. On peut implanter des souvenirs faux à un patient, y compris sous hypnose [5] [6].

 

La passion pour un domaine (extraordinaire), le manque de recul, le manque de connaissances et de culture scientifiques et de connaissances tout court, la crédulité, peuvent déformer l’objectivité d’une étude. Il y a aussi une volonté inconsciente de certains ufologues de rester dans le mystère, de l'entretenir.

 

De part sa vision binoculaire rapprochée, l’homme a du mal a estimer la taille et la distance d’un objet lointain. Il peut même confondre plusieurs objets lointains avec un seul.

 

En conclusion, on n’insistera jamais assez sur l’indispensable qualité de la technique d’enquête qui doit toujours se fonder entre autres sur une certaine « répétabilité » dans le temps des dépositions initiales, gage de cohérence. Ni la spontanéité du témoignage, ni le nombre de témoignage, même relativement concordants [même la corrélation et la cohérence entre les témoignages de témoins ne se connaissant pas], ne constituent a priori des conditions suffisantes de succès [de validation de la preuve] [7].

 

On sait aussi que dans certains cas des personne, peuvent affabuler par mythomanie, délire d’imagination … Chez certains, l'existence d'une épilepsie temporale, est susceptible d'entraîner des absences complexes avec hallucinations stéréotypées, une impression d'étrangeté rentrant dans le cadre d'un syndrome rare mais bien connu des neurologues. Le nombre de personnes hors normes dont le trouble n’est pas toujours détectable au départ, est plus fréquent qu’on le croit.

 

3         Le manque de connaissances scientifiques des témoins

 

Les personnes peuvent faire des confusions avec des engins expérimentaux, comme les avions furtifs F117 ou B2, chasseur-bombardier Harrier à décollage et aterrissage vertical, bombardier Stealth, en vol de nuit, au moment de leur apparition,  ou encore avec des canulars. On peut très bien faire voler de nuit, un petit ballon dirigeable, type Zeppelin, « Zéphy », un paramoteur ou un ULM pendulaire silencieux (hexapales), un parapente, une maquette d’aéromodélisme de grande dimension [8], entourés de lumières.

En plus, toutes les armées du monde ont le goût du secret et ne révèle pas comme cela leur nouveauté.  Ce qui n’arrange pas les choses. L’US Air Force a nié pendant 10 ans l’existance des F-117A.

La société MOLLER aux USA, a construit une soucoupe volante expérimentale, propulsée par 6 hélices carénées, et une voiture volante prototype avec 4 hélices carénées, qui ont volé.

Des rentrées de satellite dans l’atmosphère, le frôlement par une météorite d’une grande taille de la couche atmosphérique, la planète vénus ou la planète mars, voire même des nuages lenticulaires, dans certaines conditions d’observations ont pu être confondu avec des engins volants.

Certains virages à « angle droit » d'ovnis, considérés comme impossibles par la physique terrienne (et donc comme un argument pour les ufologues, ceux qui étudient les ovnis) sont pourtant mathématiquement explicables lorsque des trajectoires sont vues sous un certain angle [9].

 

4         Les cas de canulars, de fraudes et d’impostures

 

Toute photo ou tout film peut être parfaitement truqué. Le GEPAN / SEPRA le reconnaît d’ailleurs. Aucune photo n’est une preuve. Avec des outils comme Adobe Photoshop (logiciel pour les photos) ou Adobe Première (logiciel pour les films), on peut réaliser facilement des trucages de qualité.

On peut aussi très bien truquer et créer des traces aux sols (des brûlures, des carbonisations de plantes, de la terre …), à l’aide d’une lampe à souder ou un chalumeau et du saupoudrage de la zone « d’atterrissage » avec des substances chimiques « inconnues ».

On connaît déjà les fraudes d’Adamski, celles découlant de l’affaire Roswell et les affabulations de Raël.

 

L’affaire Adamski :

 

Dans son livre paru en 1953 "Flying saucers have landed", George Adamski affirmait avoir rencontré, le 20 novembre 1952, à Desert Center, Californie, des êtres humanoïdes, très grandes, descendus d'une soucoupe volante venant de Vénus [10]. Il déclarait avoir voyagé dans le système solaire, observé des villes sur la face cachée de la Lune et prétendait que notre satellite disposait d'une atmosphère tout à fait respirable. Il avait montré des photos de soucoupes et cigares volants (voir à la fin de cet article). Or depuis les années 60, nous savons qu'il n'existe aucune planète "derrière" le Soleil, aucune possibilité de vie sur Vénus _ il y fait 485°C, sous une pression de 93 atmosphères. A la fin de sa vie, il a avoué, peu de temps avant sa mort, qu’il avait mystifié tout le monde, et que ses photos étaient truquées (ses soucoupes n’étant que des abat-jours de lampes de poulaillers).

 

Le film d’une dissection d’un « extraterrestre » ou la seconde affaire de Roswell

 

En mai 1995, le producteur Ray Santilli affirme posséder un film de l'autopsie d'un des corps récupérés après le crash. Selon lui, le vendeur de bobines s'appelait Jack Barnett, ancien cameraman de l'armée.

Sur ce film flou et de qualité médiocre, de 17’, que diffusera TF1, on voit des docteurs masqués disséquer le cadavre de ce qui semble être un humanoïde, d’un 1,2 m, à grosse tête, membres grêles et mains à 6 doigts, au ventre disproportionnés et au sexe indéfini. Les yeux sombres de ces « extraterrestres » sans iris, semblaient être recouverts par des grosses lentilles de contact. Une de ses jambes, auquel manquait le pied, semblait déchiquetée.

Suite à la diffusion de ce film, une partie de l'opinion publique en vient à croire à un complot militaire pour taire la vérité.

Quelques éléments du film incitent pourtant au scepticisme [11].

a) Jack Barnett, l'homme qui aurait filmé l'autopsie en 1947 et vendu le film en 1992 à Ray Santilli, est mort en 1967, d'où un gros problème de crédibilité.

b) Personne n'a jamais vu les bobines originales du film. Le producteur Ray Santilli ne répondit même pas aux demandes réitérées pour obtenir un échantillon avec une image complète.

c) Sinon, le film est un faux selon un spécialiste des effets spéciaux, recruté par Santilli, pour une première tentative de mystification, grâce à la réalisation d’un film moins élaboré, au niveau trucquage, que le film présenté.

d) Selon le chirurgien Joseph A. Bauer (Cleveland) qui a étudié le film et publié un article à son sujet,  les ciseaux de chirurgien ne doivent jamais être tenus par le pouce et l'index comme c'est le cas dans le film. Que lors d'une dissection, on doit éponger et irriguer les tissus, ce dont il n'est pas question dans la vidéo. 

e) même si le faux est de qualité, on peut très bien se procurer des organes à l’abattoir pour simuler des viscères.

 

Les « crop circles » :

 

Sinon, une bande de joyeux retraités anglais ont été dessiné, avec de grandes planches fixées à leur chaussure, des cordes et des piquets, de grands cercles et de très belles figures géométriques plus ou moins complexes (les fameux « crop circle » ou agroglyphes), dans les champs de blés et d’orges, l’été, en Cornouaille [12]. Beaucoup de gens y ont vu les signes d’une intelligence extraterrestre. L’acteur et réalisateur américain Mel Gibson en a même tiré un film “Signs”.

 

  

2 photos aériennes des « crop circles » à gauche. A droite, une création ironique du site septique US CSICOP.

 

Rappelons la « phénoménale » capacité de l’être humain à mystifier ses semblables.

 

5         La dimension d’un mythe

 

Dans le passé, au moment de périodes troubles, les êtres humains ont tendance à s’orienter vers l’au-delà (miracle de Fatima en 1917 …) ou vers ce qui peut paraître supérieur (les extraterrestres). Telle est en tout cas la thèse défendue par le psychologue Karl Gustav Jüng, dans son ouvrage « Un mythe moderne ». La désaffection pour les religions classiques, la confiance en science, par les gens perçue par certain comme une religion, l’arrivée de la science-fiction a pu contribuer à créer le mythe.

Or un mythe peut s’auto alimenter, lui-même (s’entretenir et se renforcer par lui-même), « le mythe renforçant le mythe ».

Selon la thèse du film « Mysterious Skin », de Gregg Arakis [13], il arriverait que l’on détecte dans le « témoignage d’une personne se disant enlevé par un extraterrestre [14], qu’il y ait les éléments d’un abus sexuel réalisé par un proche alors que la personne était enfant. Ce n’est qu’une thèse mais elle exprime un doute partagé sur ce type de récits.

 

Vers les années 55, l'un des grands noms de la psychanalyse Carl Gustav JUNG fit paraître un livre "UN MYTHE MODERNE" (réédité chez Gallimard) . Ce dernier avançait l'idée que des croyances liées avec certaines conditions sociales et politiques angoissantes, pouvaient apparaître dans l'inconscient collectif à partir d'un fait réel ou non. Par exemple, il existe des images ou des symboles innés dans l'inconscient qui surgissent à l'esprit, sous l'effet d'une grande crainte ou détresse (guerre froide, catastrophe nucléaire), associé à l'espoir d'êtres supérieurs pouvant aider l'humanité (fig. 1-1/1-2/1-3) .

 

Toutefois JUNG - en homme de science - restait très prudent dans ses conclusions quand à l'existence ou l'inexistence du phénomène OVNI.

 

6         Les éléments de doute

 

a) sur l’existance d’extraterrestres :

 

Le projet Search for extraterrestrial intelligence (ou programme SETI, recherche d'une intelligence extraterrestre) a été créé en 1984, par des astrophysiciens dont les plus connus sont Franck Drake et Carl Sagan.

Son but est de détecter les signaux qu'une intelligence non terrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine. Pour cela le projet analyse les ondes radio provenant de l'espace et essaye de détecter les signaux par opposition au bruit aléatoire.

Elle utilise pour cela le plus grand radiotéléscope du monde, celui d’Arecibo à Porto Rico, et la puissance de calcul, de plusieurs milliers de PC [15].

Selon Drake et Sagan, selon une formule mathématique qu’ils ont élaboré [16], il y aurait plus de un millions de civilisations extraterrestres.

 

Depuis 20 ans, le programme SETI n’a découvert aucune signaux d’émission radio extraterrestre (c’est à dire non naturelles, intelligentes et différentes des quasars et autres radiosources naturelles).

Selon Louis d’Handécourt, astrophysicien à Orsay, les probabilités, pour que soient réunies les conditions favorables à l’apparition de la vie dans l’univers, seraient peut-être beaucoup plus faibles que l’on croit [17].

 

Pour l’instant, les astronomes n’ont pas observé, avec leur télescope, d’engins inconnus rentrant dans l’atmosphère. Aucune photo prises par la firme Spot [18], ou toute autre firme commerciale exploitant les photos satellite, avec leur satellite d’observation, ne montre la rentrée dans l’atmosphère d’engins inconnus, à notre connaissance.

 

b) Eléments de doutes théoriques :

 

Sauf s’il existait d’autres lois physiques encore inconnues de nous, à cause des équations de la relativité d’Einstein, limitant nos déplacements, et la vitesse maximum de déplacement de tout aéronef à la vitesse maximum de la lumière (vitesse de 30000 Km/s qui ne peut jamais être dépassé), on pense par contre que la probabilité de civilisations extraterrestres (en supposant qu’elles existent) pouvant atteindre notre planète est très faible voire nulle. En effet, il leur faudrait beaucoup de milliers d’années et d’énergie, pour nous rejoindre.

 

7         Quelques cas troublants

 

Dans la revue populaire d’astronomie, de Météorologie et de physique du globe, Ciel et Terre (19, 1800, page 45), on y lisait :

« Les Astronomische Nachrichten relate l’observation faite à Greifswald (Poméranie, Allemagne) le 4 février, du passage d’un objet noir sur le disque solaire. L’entrée du disque a eu lieu à 1h10m (temps moyen de Berlin), la sortie à 2h10m.

Avant d’atteindre le limbe solaire, l’objet avait été aperçu depuis un quart d’heure déjà, et on continua à le voir pendant plus d’une heure après son passage sur le disque. La direction du mouvement était dans le sens N-W. Le diamètre de l’objet était de 6’ environ. ».

Soit donc 1/5 du diamètre du disque solaire, c’est à dire énorme !

Malheureusement, une telle observation ne s’est pas reproduite au 20° siècle.

A notre connaissance, aucune explication  n’a été donnée à ce remarquable phénomène.

 

Si quelques astronomes ont vu des ovnis qu'ils n'ont pu expliquer (Lincoln La Paz en 1947, Clyde Tombaugh ou Donald Menzel en 1949, Seymour Hess en 1950) ce ne fut généralement pas derrière un télescope, mais comme la plupart des autres témoins, à l'œil nu, ou aux jumelles. D'autre part, la quasi-totalité des astronomes [19], bien que regardant le ciel fréquemment, déclare n'avoir vu aucun ovni qu'il n'aient pu expliquer a posteriori.

A compléter.

 

8         Le cas des observations des OVNIS et leurs études scientifiques [20]

 

Pendant la seconde guerre mondiale, les militaires furent préoccupés par certains rapports de pilotes qui avaient été poursuivis pendant leur vol par d'étranges boules ou objets lumineux clignotants appelés « foo-fighter » pour les plus petites et plus tard O.V.N.I. En pleine guerre froide, les rapport d'observations de phénomènes aériens étranges devenant de plus en plus nombreux .les militaires américains, craignant de découvrir là une nouvelle invention soviétique, décidèrent de s'occuper du problème.

 

En 1952 fut créé, aux U.S.A.,la commission Blue BOOK par l'U.S. Air Force officiellement chargée d'enquêter sur les O.V.N.I.

 

Cet organisme se contentait d'enregistrer les rapports lui parvenant et s'efforçait de produire des statistiques visant à rassurer l'opinion publique [21].

 

Le docteur J.Allen HYNECK - qui est actuellement directeur du Département d'Astronomie et d'Astrophysique de la North Western University - fut de 1952 à 1969 le conseiller scientifique du projet.

 

Ce scientifique essayait d'expliquer certains phénomènes étranges réunis sous la dénomination d'O.V.N.I. par des phénomènes connus comme ballons-sondes comètes, foudre en boule, planètes etc... C’est en général ce que conclut le plus souvent, le rapport "Blue Book Project", pour la majorité des observations.

 

L'U.S.A.F. confia l'étude scientifique à l'Université du Colorado après en avoir contacté plusieurs autres. L'étude commença le 1  Novembre 1966 et fut homologuée par l'Académie des Sciences des U.S.A. le 6 Janvier 1969 (4).

 

Le rapport CONDON - du nom du Directeur Scientifique de la Commission – dans ses cinquante pages de conclusion observait que l'étude des O.V.N.I. n'avait rien apporté à la connaissance scientifique et recommandait la suppression de la commission "Blue Book" qui disparut d'ailleurs la même année.

 

Ce rapport fut nettement controversé en Novembre 1970 par les scientifiques de l'Institut Américain d'Aéronautique et d'Astronautique ayant étudié les 117 cas présentés dans ce rapport. Ils estimèrent qu'une conclusion opposée aurait pu être tirée de son contenu, à cause des 10 % de cas inexpliqués par la commission. La polémique sur l'honnêteté et le sérieux de la conclusion du rapport fut aussi alimentée par l'exclusion du professeur de psychologie de la commission, le Docteur SAUNDER, pour avoir révélé à la presse un mémorandum au sein de la commission recommandant la dépréciation du phénomène (5).

 

Par la suite le Docteur SAUNDER continua l'étude des O.V.N.I. Il révéla 30000 rapports d'observations correspondant à 37000 O.V.N.I. ou groupes d'O.V.N.I distincts, qui sont autant de preuves pour lui de leur existence. Le Docteur HYNECK - cité précédemment - ne soutint plus, dès 1966, la thèse de 1'explicabilité du phénomène et recommanda qu'une études scientifique vraiment sérieuse soit faite à cause du caractère étonnant des O.V.N.I.

 

En France, l'étude commença par les travaux de l'écrivain Aymé MICHEL et du Docteur Jacques VALLEE, informaticien à l'Université de Stanford. Aymé MICHEL crut apercevoir - en disposant sur une carte de France les relevés d'observation d'O.V.N.I. de l'année 1954 - une disposition de points suivant des segments de droites. Il appela ces lignes, lignes orthoténiques. Cette hypothèse du déplacement des O.V.N.I. en trajectoires rectilignes eut un certain succès dans les groupements privés étudiant les OVNI. Monsieur Jacques SCORNIAUX, Docteur es Sciences, a démenti récemment cette hypothèse en étudiant précisément les positions et les dates d'observations indiquées sur la carte d'Aymé MICHEL.

 

L'histoire de l'étude des O.V.N.I. se confond avec une suite de débats stériles paralysant tout début d’études scientifiques sérieuses. La cause de cet état de fait sont la « précisions » et la « qualité scientifique » des enquêtes _ souvent peu précises ou incomplètes la plupart du temps, laissant toute liberté à une inflation d'hypothèses contradictoires ou ne tenant pas compte de la dimension psychologique du phénomène _, à des analyses de cas ne tenant compte, par exemple, que d'un seul paramètre, au matériel employé et son pourquoi, quand on emploie du matériel etc...

 

Evry SCHATZMAN - professeur d'astrophysique à l'université PARIS VI, président de l'Union Rationnaliste - a récris l'aspect psychologique de la théorie de JUNG pour expliquer les OVNIS en rejetant leur existence objective.

 

Hubert REEVES - directeur de recherche au CNRS - dans la recherche de juin 79, reprend les thèses de JUNG mais se demande tout de même si le résidu de cas inexpliqués ne contient pas de preuves authentique de voyageurs spaciaux.

 

A cause de grandes mystifications importantes - comme les soucoupes volantes d'Adaasky qui se révélèrent être des couvercles de lampes de couveuses, l'affaire "UMMO" de San José de Valvéas (Espagne) qui a été démontée par le CNËS de Toulouse – certains scientifiques considèrent toutes les photos d'OVNIS comme des trucages par des phénomènes connus [22] ou explicables.

 

Donc jusqu'à une époque récente il semblait difficile de vouloir faire prendre l'étude des OVNIS ou leur existence en tant que phénomène connu au sérieux.

 

Mais, pendant que des scientifiques connus s'opposaient sur la nature des OVNIS, trois études qui tentaient et se voulaient sérieuses se déroulaient, dans trois pays différents, pour réduire l'éventail des possibilités d'hypothèses émises sur les OVNIS et dont les résultats sont des plus intéressants.

 

L'une est celle qui est conduite depuis Mai 77 au Centre Spacial de Toulouse (CNE3) par le GEPAN - groupe d'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés - la seconde appelée « Project Starlight Internationial » conduite aux USA depuis 72 par « l'Association For The Understanding of  The Man » (Association scientifique privée américaine) et la troisième par un groupe de chercheurs et d'ingénieurs soviétiques sur les données d'observations faites en URSS.

 

8.1      LE GEPAN

 

Le GEPAN [23], qui a fonctionné de 1977 à début 2004, était divisé en plusieurs groupes spécialisés :

 

- un groupe enquête sur le terrain auprès des témoins d'une observation d'OVNIS.

- un groupe pour l'étude des traces au sol d'un éventuel OVNI.

- "    "    qui étudie les échos RADAR.

- "    "    expertise et qui cherche à identifier l'OVNI à un phénomène connu.

- un groupe qui réalise le fichier informatique des informations .

- "    "    qui réalise des analyses statistiques à partir du fichier.

- "    "    OPTIQUE qui étudie les données optiques du phénomène.

 

Le GEPAN est prévenu d'une observation par plusieurs moyens soit par le canal hiérarchique des gendarmeries (un accord ayant été passé entre le GEPAN et la direction nationale de la gendarmerie), soit directement par une gendarmerie, soit enfin par un témoin.

 

Le groupe enquête va contacter les témoins et procède à une reconstitution des faits sur le terrain . Le GEPAN n'intervient que sur une observation intéressante et / ou avec plusieurs témoins indépendants (il évite à tout prix de suggérer la réponse au témoin) .

Il détermine avec un théodolithe les différentes positions angulaires successives de l'OVNI dans le paysage en interrogeant séparément chaque témoin. On compare le recoupement de chaque témoignage.

 

Après avoir dessiné l'objet, le témoin indique les couleurs de l'OVNI à l'aide d'un catalogue de couleur Penton. Le témoin détermine approximativement la dimension angulaire de l'OVNI en comparant l'objet avec son doigt, sa paume etc ...

 

En simulant la trajectoire de l'OVNI dans le paysage, avec un rapporteur muni d'un fil a plomb, le témoin indique les différentes inclinaisons successives de l'OVNI (on chronomètre ses différentes positions) . Si l'OVNI était au sol ou devant un élément du paysage, le témoin se replaçant dans les conditions d'observation, indique aux enquêteurs l'endroit supposé de l'OVNI et sa largeur en envoyant deux personnes sur les lieux de"l'atterrissage". On mesure les distances avec un décamètre.

 

Le groupement trace peut intervenir, s'il y a des traces sur le terrain après le passage d'un OVNI . Il procède par exemple, au prélèvement avec un carottier d'un échantillon de terre avec trace et d'un échantillon de terre témoin. Il peut analyser 1'interaction de l'OVNI avec un véhicule en fonctionnement.

 

Le groupe emploi aussi un pénétromètre pour mesurer la résistance à la pénétration du sol. Dans le cas d'une marque d'OVNI au sol on peut déterminer son poids en mesurant la résistance à la pénétration de l'OVNI.

 

Le groupe OPTIQUS a confectionné un simulateur optique d'OVNI appelé SIMOVNI. Le témoin regarde dans le viseur le paysage sur lequel se superpose une image virtuelle d'OVNI dont on peut faire varier la forme (avec des diapos dans le SIMOVNl), la couleur, la brillance (par le réglage de boutons du SIMOVNI) et la taille (avec un zoom incorporé au SIMOVNI) (Fig. 2).

 

Pour aider aux enquêtes, le GEPAN a décidé de fournir à 5 000 gendarmeries des réseaux optiques . Ces derniers montés sur bague et placé sur un appareil photo, permettraient aux gendarmes de photographier le spectre lumineux émis par un OVNI (Fig.3).

 

Ensuite, le groupe expertise et analyse les résultats d'enquêtes effectués par le GEPAN, l'armée ou la gendarmerie.

Il étudie la cohérence interne des témoins. Une enquête psychologique est réalisée . Le GEPAN compare les données météo du moment et la carte du ciel avec les affirmations ou données des témoins.

L'expertise du phénomène de l'observation OVNI est réalisée par une vingtaine de personnes séparées en deux groupes indépendants formés de compétences diverses . La classification des cas s'effectue avec la classification de Monsieur Hyneck [24] - type A,B,C,D, rencontre rapprochée du type-1, type-2, type-3 - et est consigné sur ces deux fiches.

 

Pour augmenter la rigueur de l'expertise et sa vitesse, les experts s'aident de tableaux où l'on place en ligne tous les paramètres possibles collectés sur le phénomène et en donne une liste de phénomènes connus (voir fig. 4).

 

Ici nous ouvrons une parenthèse pour nos lecteurs. En fait un grand nombre de phénomènes connus ont été souvent confondus avec les OVNIS :

 

- les phénomènes astronomiques (lune, soleil, planète, étoiles, météor, comètes) .

- les phénomènes magnétosphériques (Aurores boréales, tâché d'un nuage lumineux de baryum dans la haute atmosphère par une fusée sonde).

- les phénomènes spatiaux (Satellite ou rentrée de Satellite, décollage de fusée, ballon stratosphérique, avion à haute ou basse altitude, hélicoptère, ballon météo, mongolfière, parachute).

- les phénomènes proches du sol (oiseaux, insectes, gai de marais, fumée, cerf-volant, luciole, illusion optique (mirages ...) ) .

 

Ensuite périodiquement les experts des deux groupes comparent les résultats - voir s'il n'y a pas de différences trop aberrantes de classification d'un cas. L'observation est ensuite codifiée sur ordinateur.

 

Le groupe statistique se sert des informations mises sur ordinateur pour en dégager les constantes du phénomène. Ils ont obtenus des résultats que nous allons exposer ici.

 

8.2      LES RESULTATS DU GEPAN

 

La vérification des données météos montrent que les témoins "disent vrai" dans 99,5  des cas.

 

Le phénomène OVNI suit bien les lois optiques (résultat d'une étude de 1 000 cas prélevés au hasard dans le fichier de 5 000 cas faite par Monsieur Claude Poher au CNES. Ce dernier ayant été le premier chef du GEPAN, l'heure et la date sont connus dans 80  des cas).

 

La comparaison de la durée d'observation du phénomène donné des présomptions pour l'hypothèse affirmant que les OVNIS ne ressemble pas à un phénomène connu (Voir fig. 5) .

 

L'examen du nombre d'observation en fonction de la distance donne 50 % à moins de 1 km et 30  à moins de 200 m avec 76 % dans un silence total.

 

En 78, sur 354 rapport d'observations établis par la gendarmerie, 25 % étant classé par le GEPAN en rubrique D (c'est à dire non identifié et intéressant). Une tentative de classification des observations de type D en "crédibilité relative" du témoin donne :

 

- haute crédibilité : 23 % des cas.

- crédibilité moyenne : 67 % des cas.

- faible crédibilité : 10 % des cas.

 

Donc il resterait 12  environ de cas inexplicables et très crédibles, ce qui prouverait que le phénomène existe et est irréductible avec quelque chose de connu.

 

L'étude statistique sur 825 rapports de type D menée par C. Poher de 71 % à 76 % a donné les résultats suivants :

 

- 70  % des OVNIS ont une forme circulaire ou de disque.

- objet de couleur métallique (diurne : 30 %, nocturne : 3 %) ,

-   "   lumineux rouges-orangés (diurne : 12 %, nocturnes : 46 %).

-   "   en majorité lumineux (86 % de jour, 98 % de nuit).

-   "   immobiles puis rapides (40 %), 20 % vitesse fulgurante.

- 50 % trajectoire anormale, 20  % atterrissage.

- 70-76 % silencieux.

- il existe des vagues d'observations (maxi : octobre, minimum février).

- atterrissages dans des zones très isolées (70 % régions très isolées, 20 % près de maisons isolées) .

- tous les pays semblent concernés.

 

Ce que les scientifiques sceptiques ont reproché au GEPAN est d’avoir minimisé la dimension psychologique du phénomène (en particulier d’envisager les impostures, truquage de haut niveau …). Par ailleurs des traces aux sols peuvent avoir été truqués.

 

 

8.3      LE PROJET P.S.I. (Project Starlight International)

 

Une toute autre philosophie d'étude du phénomène est la méthode employée par le projet PSI, qui consiste a monter une station automatique de détection d'OVNI et de mesure de paramètres du phénomène.

 

Cette station montée près d'Austin dans le Texas sur une colline isolée et comporte le matériel suivant :

 

- un magnétomètre enregistreur automatique,

- un enregistreur de température ambiante.

- un gravimètre enregistreur automatique.

- un électromètre enregistreur automatique.

- un microphone parabolique directionnel.

- "     "      d'ambiance avec enregistreur.

- une caméra de surveillance actionnée par le magnétomètre.

- un dispositif nommé UFO/VECTOR (console vidéo expérimentale en réponse dynamique) peut enregistrer, commander, transmettre des signaux hertziens jusqu'à 4,5 MHz (pour vérifier

aussi l'existence de brouillage radio, télé ou arrêt de circuit électrique d'une voiture avec le passage d'un OVNI).

- une antenne radar et radio.

 

En plus des dispositifs enregistreurs - collectes d'information scientifique sur le phénomène - a été rajouté plus tard des dispositifs de communication avec d'éventuelles intelligences qui pourraient être associées avec les OVNIS :

 

- un laser hélium-néon à modulation vidéo.

- des projecteurs.

 

L'opérateur du UFO/VECTEUR peut diriger son équipement pour suivre l'OVNI sur un écran télé.

 

Quatre caméras sont situées sur la plate-forme du labo.

L'une possède un réseau optique de diffraction pour capter le spectre de l'OVNI.

 

En septembre 77 a commencé l'opération ARGUS qui procède :

- repérage RADAR de l'OVNI.

- suivit ensuite à la caméra couplée à un ordinateur.

 

Si l'OVNI est dans le territoire, l'ordinateur envoi un appel téléphonique aux membres d'intervention et une camionnette 4x4 (4 roues motrices tout terrain) avec du matériel

 

peut intervenir sur le terrain à l'endroit supposé d'atterrissage de l'OVNI (fig.6,7 et 8) .

 

8.4      LES RESULTATS DE PSI.

 

Deux observations d'OVNIS ont été faites l'une en mai 72 (Ohl5) à une grande altitude et une autre le mercredi 2 octobre 74, avec un OVNI blanc-jaunâtre.

 

La mesure avec télescope optique Smith et caméra de triangulation a donné une vitesse angulaire de 3 degrés par seconde, ce qui correspondrait à une vitesse linéaire de 18 000 Km/h.

 

Selon le P.S.I, il y aurait eu plusieurs témoins de ce phénomène (7 personnes du PSI et d'autres à Cedar Park, Texas) .

 

Comme nous l’avons déjà dit, le manque de connaissance scientifiques (en particulier, face à des engins expérimentaux de l’armée) et les phénomènes d’attentes, peuvent entacher le sérieux des conclusions d’un tel organisme.

8.5      L'ETUDE SCIENTIFIQUE DES PHENOMENES ATMOSPHERIQUES ANORMAUX EN U.R.S.S.

 

Ce travail a été effectué à Moscou, par des chercheurs et ingénieurs soviétiques sur des données d'observations faites en U.R.S.S. Il s'agit là d'un travail bénévole et spontané qui a reçu l'approbation pour publication de l'académie des sciences d'U.R.S.S. (Ce rapport d'étude est disponible sur consultation au CNES, 18 avenue Edouard Belin, 31055 Toulouse).

 

Un fichier - c'est à dire un ensemble d'observations – a été d'abord établi par un chercheur soviétique du nom de Ziguel.

 

II comprend 207 cas d'observations, venant de rapports administratifs. Les observateurs des cas sont en général de qualification élevé : 25 % de scientifiques (dont 7,5 % d'astronomes), 17,5 % d'ingénieurs, 11 % d'aviateurs.

 

On note qu'en 1967 en U.R.S.S. il y a une vague d'observation sans précédent, constituant 76 % des cas.

 

Dans ce fichier, il y a aussi un nombre non négligeable d'observation de masse (l5 % des rapports) c'est à. dire d'observation faites par les spectateurs d'un cinéma en plein air, des habitants d'un village, d'une ville ... ce sont des dizaines, des centaines et parfois même des milliers de gens.

 

Il a été observée des fortes densités du phénomène dans la région de Rostov et du Don. Les résultats des études ont donnés les informations suivantes :

 

Le phénomène a une activité qui varie au cours du temps et suivant la région tout comme en France et aux U.S.A. (en 1967, le phénomène se dirigeait collectivement d'Ouest en Est).

 

Sa répartition au cours de la journée donne un maximum nettement marqué le soir vers 21 h locale, tout comme en France et en U.R.S.S. Sa durée est de l'ordre de quelques minutes.

 

Dans un nombre important de cas (22,5 %) il a été remarqué des différents changements de formes de l'OVNI, des séparations d'un objet avec un autre, des jonctions entres objets, des disparitions progressives d'un objet sur place etc ...

 

Dans 37 % des cas, on observe simultanément plusieurs objets.

 

9         Conclusion

 

Il faut se garder de toute conclusion imprudente à partir des conclusions partielles actuelles. Il est encore trop tôt pour extrapoler des conclusions définitives à partir des résultats actuels, en particulier, sur 1'hypothèse d'une intelligence derrière ce phénomène, n’oublions pas que dans ce domaine les études peuvent ne pas déboucher par manque de crédit . Par ailleurs la plupart des observateurs et témoins, même s’ils sont souvent sincères, n’ont pas la formation scientifique suffisante, pouvant commettre des erreurs d’interprétations flagrantes.

Par ailleurs même si les cas sont plus rares, il existe bon nombres de plaisantins (voir les « crop circle » en Angleterre) et de mythomanes, sur notre planète.

 

Inexpliqué ne veut pas dire, sans explication possible. Et bien des explications connues peuvent justifier ce que l’on voit. En tout cas, pour l’instant, nous n’avons aucune preuve de « visite extraterrestre ». Et tous les arguments ne résistent pas à l’examen scientifique poussé.

Le problème est que dès le départ, on a parlé « d’objet » et de « volant ». Pourquoi faut-il faire intervenir des extraterrestres pour expliquer des phénomènes étranges (voir déjà le cas de l’archéologie fantastique abordé plus haut).

Que d’autres extraterrestres existent, certainement … et il faut se garder du géocentrisme.

Mais pour l’instant, avant d’affirmer sans preuve, contentons nous d’accumuler les observations.

On se doit de rester ouvert. Mais nous avons besoin de preuves.

En conclusion, nous pouvons affirmer l’absence de preuve de visites extraterrestres

 

10   Petite bibliographie succincte

 

Pour en savoir plus :

 

1) http://fr.wikipedia.org/wiki/OVNI

2) Les doutes d’un ancien  Ufologue : http://www.conspiration.cc/sujets/ovni/ovni_retraite50ans.htm

3) Le site de SETI : http://setiathome.free.fr/

4) " Le livre noir des O.V.N.I." de henry Durant, Robert Laffont.

5) "Project Blue Book" B. Steiger, Ballantine, New York, 1976

6) “Scientific Studies or U.F.O." Bautam, New York (le Rapport “Condon”).

7) Note technique n°1 "Analyse du problème du pré-traitement des données" GEPAN, C.N.E.S.

8) Note technique n°2 "étude relative des résultats statistiques",GEPAN, C. N. E. S.

9) Note d'information n°1 "observation des phénomènes atmosphériques anormaux en U.R.S.S.”,GEPAN, C.N.E.S, Toulouse.

10) P.S.I., Ray Stanford, PO Box 510, Austin, TEXAS.

 

Sites sur les OVNIs :

 

Certains sites possèdent une collection impressionnantes de photos d’OVNIs :

11) http://webmaster555.free.fr/ovni/photo3_ovni.html

12) Un site septique sur la façon de composer des fraudes : http://www.amphilsoc.org/library/mole/k/klass.htm

11   Annexe : Images des instruments utilisés lors des recherches

 

 Le « Simovni » du GEPAN.

 

 

Le laboratoire PSI avec son radar et son antenne radio

Photo de la trajectoire, plein ouest, d'un objet enregistré par le système de détection du projet PSI

 

- 15 -

Vue de l’équipement de mesure et de suivi du projet PSI (Project Starlight International)

 

 

 

 

 

 

Le cerveau du système de détection et son enregistreur

 

 

 

 

Vue du

Project Starlight International (P.S.I.)

 


 

12   Annexe : exemple de photos d’OVNI

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Comme nous l’avons déjà dit, toutes les photos peuvent falsifiables sans exception.

 

 

Les « soucoupes » d’Adamski.

 

13   Annexe : Probabilité de présence et de civilisations extraterrestres

 

La plupart des astronomes croient à cause de la présence de la chimie du carbone partout dans l’univers, constatées lors de l’analyse des raies spectrales en provenance de toutes les étoiles, et du nombre considérables d’étoiles dans l’univers (plusieurs billiard ou plus d’étoile), qu’il doit existe des étoiles similaires au soleil, de la même taille et de la même magnitude, possédant au moins une planète, de la même taille, à la même distance, possédant des océans recouvrant une partie de cette planète, et autour de laquelle tourne un ou plusieurs satellites, régulant la rotation terrestre.

 

Carl Sagan et Franck Drake ont tenté d’estimé le nombre de civilisation par galaxie, avec l’équation suivante :

 

Nc = N* . fp . nlz . fl . fi . fs

Nc est le nombre de civilisations communicatives par galaxie, N* est le nombre d’étoiles par galaxie, fp est la fraction d’étoiles avec des planètes, nlz dans les planètes par étoile, celles dans le zone de vie pendant 4 milliards d'années, fl est la fraction de planètes appropriées sur lesquelles la vie commence, fi est la fraction de planètes sur lesquelles les formes de vie se développent jusqu’à l'intelligence, et fs est la fraction de la durée de vie de fonctionnement d'une étoile pour laquelle une civilisation technologique survit. Cette équation est aussi appelée aussi Green Bank equation ou Sagan equation.

 

Selon l’équation de Drake, il y aurait 1 million de civilisations intelligentes dans l’univers.

 

14   Annexe : Probabilité de civilisations extraterrestres pouvant atteindre notre planète

 

A cause des équations de la relativité, limitant nos déplacement, et la vitesse maximum de déplacement de tout aéronef, on pense par contre que la probabilité de civilisations extraterrestres pouvant atteindre notre planète est très faible voire nulle.

 



[1] Dr. RENDU Robert, Une expérience suggestive de Radiesthésie, Ed. Camus, Lyon, 1936, page 5.

[2] BOURDON R., L’art de se persuader des idées douteuses, fragiles ou fausses.. Ed. Fayard, Paris, 1990, citant, page 66, le sociologue G. Simmel, en 1923 (Simmel G., Les problèmes de philosophie de l'histoire, 1923, trad. Paris, PUF, 1984).

[3] CRU Norton., Témoins, Ed. Etincelles, 1929 et Du Témoignage, 1930, réédité chez J.J. Pauvert, 19600..

[4] « L’auteur d’un récit manifeste le plus souvent la tendance à le présenter sous les plus grands avantages de compréhension et de véracité ; à en faire son propre récit auquel il croit et veut que l’on croient, à jouer inconsciemment ou non un rôle qu’il met en relief et à équilibrer, harmoniser son récit […] il modifie son récit pour lui donner plus de vraisemblance et combler ses lacunes [...] il veut faire admettre son récit [ … ] Il a tendance à s’obstiner devant l’invraisemblance que révèle la contradiction ou la confrontation [ … ] il semble que l’amour propre ou la dignité l’empêche d’admettre qu’il se soit trompé. » in LECHAT R., les techniques de l’enquête criminlle, vol 2 ? Ed. Moderne, Bruxelles, 1960.

[5] LOFTUS Elisabeth, Eyewitness testimony, Ed. Cambridge-Harvard University Press, pages 50-60, 1979.

[6] LOFTUS E & KETCHAM K., Le syndrome des faux souvenirs, Ed. Exergue, Collection Regard Critique, Chapitre 7.

[7]  « La science face au défit du paranormal », Comité belge pour l’investigation scientifique des phénomènes réputés paranormaux, Ed. Relie-Art Scrl, Rue Stephenson 108, 1000 Bruxelles, Belgique, Seconde édition, 2005, Pages 193-200, www.comitepara.be .

[8] L’auteur a déjà vu lors d’un meeting d’aéromodélisme, voler, un avion circulaire et un autre en forme de fer à repasser. On lui a rapporté, qu’un fervent de l’aéromodélisme, faisait voler, la nuit, une maquette circulaire, munie d’une grande lampe placée à sa partie inférieure, juste pour voir ce qu’il serait écrit dans les journaux, le lendemain.

[9] in « Ovni : la retraite à cinquante ans », Article de Jean-Marc Veszely, paru dans Le Soir Illustré de Belgique. Article qu’on peut retrouver sur le site : http://www.conspiration.cc/sujets/ovni/ovni_retraite50ans.htm . Il concerne les doutes d’un ancien Ufologue, Thierry Veyt, mathématicien Bruxellois, membre de 1981 à 1991 de la SOBEPS, association belge d’étude des OVNIs.

[10] Son livre est paru en France en 1971, sous le titre « les soucoupes volantes ont atterri », Desmond Lesli & George Adamski, chez J'ai Lu, Collection L'Aventure Mystérieuse. Sinon, les sources, de cet article, sur "l'affaire Adamski" sont : a) Les sectaires d'Adamski, Privately published, Liège, Belgium, 1984, réédition en 1988.  b) Biographie d'un escroc, publication privée, Liège, Belgium, 2000.

c) Site de Marc Hallet : http://membres.lycos.fr/marchallet/

[11] L’affaire Roswell, Tourette Stéphane, Ceppodonio S&bastien, SV1, Albertini Géraldine, SV1, Dossier de Zététoique, Université de Nice Sophia-Antipolis 1999-2000 http://www.unice.fr/zetetique/travaux/460_roswell/index.htm

[12] Nickell, J. (2002). « Circular Reasoning: The 'Mystery' of Crop Circles and Their 'Orbs' of Light. » Skepticl Inquirer http://www.csicop.org/si/2002-09/crop-circles.html

[13] « Mysterious Skin », film de Gregg Arakis, USA 2004, 99 / 104 min (sortie en France en mars 2005). Voir le site d’Arte : http://www.arte-tv.com/fr/art-musique/tracks/De_20A_20_C3_A0_20Z/825672.html

[14] Ce type « d’enlèvement » ou de récit est appelé « alien abduction » aux USA. Les USA sont les recordmen du monde de ce type de récits.

[15] grâce à son projet SETI@home, le premier projet de calcul réparti grand public.

[16] Carl Sagan et Franck Drake ont tenté d’estimé le nombre de civilisation par galaxie, avec l’équation suivante : Nc = N* . fp . nlz . fl . fi . fs     Nc est le nombre de civilisations communicatives par galaxie, N* est le nombre d’étoiles par galaxie, fp est la fraction d’étoiles avec des planètes, nlz dans les planètes par étoile, celles dans le zone de vie pendant 4 milliards d'années, fl est la fraction de planètes appropriées sur lesquelles la vie commence, fi est la fraction de planètes sur lesquelles les formes de vie se développent jusqu’à l'intelligence, et fs est la fraction de la durée de vie de fonctionnement d'une étoile pour laquelle une civilisation technologique survit. Cette équation est aussi appelée aussi Green Bank equation ou Sagan equation.

[17] IL serait déjà important de savoir pourquoi deux planètes, Mars et Vénus, qui auraient eu des conditions de départ semblable, aient évolué, de façon si catastrophique au niveau climatique, l’une évoluant vers un effet de serre terrible, l’autre aillant perdu presque toute son eau et son atmosphère, contrairement à la terre. La terre n’est-elle pas un cas rare ou presqu’unique dans la Voie Lactée ?

[18] Ce dernier argument est à relativiser. En effet, supposons que les visites de supposés extraterrestres ne sont aussi épistolaires (aussi peu fréquentes) que  la visite de nos sondes autours de Mars, alors ces « visites » pourraient peut-être passer inaperçues sur les 5024000000 km2 de la surface de la Terre observées par SPOT ( ?). Il faudrait alors que les sociétés Ufologiques demandent à la firme SPOT, de faire cette recherche sur la surface de la France (mais ce genre de recherche coûte très cher. Au bas mot, plus de 10 000 € minimum).

[19] Mais ils ne sont pas les témoins les plus propices à de telles observations, leurs observations ne représentant qu'environ 1,5 % de la couverture du ciel (en considérant un cône de 30° centré sur le zénith) (Voir l'étude de Thornton Page, Photographic sky coverage for the detection of UFOs, publiée dans Science 160 (1968): 1258, AAAS)

[20] (ou pseudo-scientifiques).

 

[21] On pouvait constater rapidement que la démarche scientifique appliquée consistait, à l'époque, à essayer d'identifier par tous les moyens possibles les observations étranges.

Petit à petit, plusieurs journalistes et journaux américains-"Washington Post", "National Enquirer", Franck EDWARD de la chaîne de télévision A.B.C.- critiquèrent les méthodes du "Blue Book" et demandèrent le transfert des recherches du secteur militaire au secteur civil (2,3).

[22] Voir l'article du docteur Michel Giarger, James Oberg (NASA) "La NASA et les chasseurs d'OVNIS" dans la "Recherche" de Juin 79.

[23] Les informations données ici se basent sur les renseignements aimablement communiqués par le GEPAN à une réunion regroupant les principaux groupements privés français d'étude des OVNI3 en Sep.78 et par une brochure du CNES sur le GEPAN (Fév. 78).

[24] Celle qu’on voit apparaître dans le film « Rencontre du 3ème type ».